Au revoir Alain

Le 18 juillet 2019, à 71 ans, Alain s’en est allé.

Il est très difficile de trouver une photo d’équipe prise entre 1965 et 1995 sans voir Alain au milieu des ¾, et tenant le ballon pour la pause. Sans doute 300 ou 400 matches, et x essais, pénalités ou transformation.

Sur le terrain, Alain avait ces qualités qui font les grands arrières : placement, adresse, relances.

Il était de la lignée des arrières dit « modernes » à l’époque, à l’image des Villepreux, Blanco ou Sadourny. Sans avoir la vitesse d’un Anthony Bouthier, il « sentait les coups ».

Dirigeant, puis Président, on retrouvera chez lui les qualités essentielles qui caractérisent un grand dirigeant : altruisme, empathie, vision à long terme sur les objectifs à atteindre et les moyens d’y arriver. Mais aussi fermeté et capacité à gérer les crises.

Il a été le tuteur indispensable à la croissance d’un club en herbe en une entreprise performante. Patiemment, têtu comme peut l’être un Breton, Alain a su imaginer, convaincre, fédérer. Il avait conscience du rôle qu’il a joué dans une aventure extraordinaire qui a mené un petit club d’une région où n’existait que le foot et le cyclisme en un club battant régulièrement et tour à tour les forteresses Béziers, Perpignan, Bayonne, Biarritz, Agen, Montauban, Mont de Marsan, Dax, toutes championnes de France…

Mais la force d’Alain était sa passion et son humilité. Breton dans l’âme, il a su associer l’image et les valeurs d’un sport exigeant, à non pas une ville, mais bien une région !

Alain, ce club, qu’on aime tous, tu peux en être fier.

Hier l’équipe de France des U18, après avoir étrillé les Sud Africain, a perdu de justesse contre les Anglais, en pratiquant le rugby que tu aimais. 3 vannetais étaient sur la feuille de match. L’an dernier le capitaine de l’équipe U20 championne du monde était Vannetais formé à Vannes. Un autre était retenu en France 7. Anthony Bouthier a déjà été titularisé dans les 2 matches amicaux de Montpellier. Le match de préparation du l’équipe pro contre Rouen et la vitesse d’exécution des joueurs laisse penser à une prochaine saison passionnante.

Qui pouvait penser quand nous avons commencé il y a 55 ans que l’on en serait là ?  

Tu n’aimais pas les intersaisons, tu t’ennuyais en juillet, ce mois sans R pour les huîtres et pour le rugby. Le 18 juillet est désormais une date détestable. La vie continuera, La Rabine sera toujours « ici », et tant que nous le pourrons, tu seras avec nous à déguster une bière fraîche que nous trinquerons avec Pascal, tout en nous remémorant tout ce que nous avons partagé.

Extrait du texte qu’il a écrit à l’occasion de la publication du calendrier publicitaire annuel, en 1977 :

Interview de Bruno Bodard

Ci dessus quelques photos de ses débuts

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