1950 à 1953 : Le rugby parachuté…

 

parachutiste

Dans les années 50, un régiment de parachutistes,  « la première demi brigade coloniale des commandos parachutistes » , était basé au camp de Meucon, à quelques kilomètres de Vannes ; C’est à partir de là que ces militaires, sous la conduite du Colonel Massu ( qui sera plus connu ensuite avec le grade de Général), créèrent la première équipe de rugby à Vannes sous l’appellation  «  Rugby club vannetais » ; les archives révèlent que  l’ acte constitutif du RCV, daté du 6 novembre 1950, fut signé dans un café « au Gras d’Or », près des casernes, rue du Roulage devenue rue du Maréchal Leclerc. Le premier Président fut M Philippon, commerçant vannetais, avec Jo Courtel, comme vice président. L’équipe était donc composée de militaires dont le leader  était Edmond Gauthier, un excellent demi d’ouverture qui venait d’être muté de Pau et qui, avec son ami André Carrier, autre parachutiste, constitua la première équipe de rugby vannetaise ; le premier, et seul civil de cette équipe s’appelait Martin : haltérophile transfuge de la VAC,  il jouait pilier et était surnommé « biscotte » ou « la boulange » du fait de sa profession : vous l’avez deviné … il était boulanger.

para-dur2 Un peu d’histoire sur les fameux « Bérêts Rouges », vous ne serez pas venu pour rien.

Les Bérets Rouges se sont illustrés contre les troupes allemandes en Afrique du Nord, puis en Indochine contre les armées communistes du Viet Mihn et plus particulièrement à Dien Bien Phu, bataille perdue en 1954 et enfin entre 54 et 62, ils ont pris une part importante dans la « guerre d’Algérie » avec en point d’orgue la « bataille d’Alger » sous les ordres du Général Massu. En 1962, à la signature des accords d’Evian, ils rentreront en France. Le RCV bénéficiera de ce retour de deux façons : Micky Lepage devenu secrétaire du club,  avait  » fait » l’Indochine avec Pierre Messmer, devenu lui Ministre des Armées, et résident à Sarzeau. Dans le même gouvernement, on trouvait Raymond Marcellin, Ministre de l’intétieur et Maire de Vannes. La conjugaison des 2 facilitera le développement du club

 

Pendant deux saisons, cette équipe joua contre les quelques équipes de la région : Lorient ( et ses marins), Nantes, Donges, Trignac et  St Nazaire. En 1953, le club parvenait même en demi finale du championnat de France Honneur ; il du déclarer forfait pour ce match car les parachutistes venaient d’être appelés sur le front, en Indochine.

 

Le club fut mis en sommeil, et ce n’est que, presque 10 ans plus tard, en 1962, que les « anciens bérets rouges » revenus dans la région, Edmond Gauthier, André Carrier, Micky Lepage, aidés de quelques personnes  comme Jo Courtel , Jean Bodard, Gilles Sausseau , Jean Dumoulié , et Louis Berger, qui fut nommé président, décidèrent de reconstituer une équipe et un club, avec toujours une très forte ossature militaire grâce aux deux régiments basés à Vannes : le RICM (Régiment d’infanterie des Chars de Marine) et le 3ème Rima (3ème Régiment d’infanterie de Marine).

 

Voici probablement l’équipe qui officia (ben oui, c’est des militaires, et même s’ils ne sont pas tous des officiers, ils peuvent quand même officier. C’est pas officiel, mais çà fait office, faut pas vous offenser) qui officia donc entre 1950 et 1953.

Globalement c’est la petite accalmie entre la fin de la seconde guerre mondiale, la fin de la guerre d’Indochine, le début de la guerre d’Algérie.

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On reconnait André CARRIER, le moustachu, au milieu du 2ème rang.

Personnage emblématique, toujours armé de son parapluie qu’il manipulait comme un fusil d’assaut, une voix à décorner les bœufs (pauvres bêtes qui ont déjà perdu leurs attributs) et une assurance sans faille, il nous exhortait : « Toujours de l’avant, ne recule jamais ».

1953, Nos parachutistes partent pour l’Algérie…

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Le club est mis en sommeil…

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Amusez vous :

Voici deux photos d’époque, amusez vous à retrouver les joueurs qui ont joués les 2 matches, et entourez le bon nombre, ils sont :

1  2  3  4  5  6  7  8  9  10   11   12   13  14  15 (pas de remplaçant à l’époque)

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A lire cet excellent article de Jean CORMIER (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Cormier) paru dans le magazine L’Equipe en mai 1975 :

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